PARCOURS

Initiée à la sculpture aux Beaux-Arts de Genève par Gabriel Stanulis dans les années soixante, je me confronte ensuite aux turbulences de l’existence ; ce sont ces dernières, plus ou moins alliées au hasard, qui tracent mon parcours de façon hétéroclite, 
me conduisant à une posture d’un genre méditatif.      

En 1996 la peinture est mon principal medium et mes thèmes sont oniriques, en 2000 l'eau devient une obsession. A partir de 2005 mes travaux se focalisent sur le temps, évoquant au passage la peinture zen.
 
En 2009, je me risque dans la quatrième dimension en abordant la relation entre l'art et la philosophie. Le risque majeur étant celui d'errer dans l'espace des considérations, je m'y égare avec complaisance pendant un certain temps, espérant prendre plus fermement pied sur les idées pour mieux jouir de la profondeur de la matière. Proposition de choix dans laquelle je me suis enracinée autant que se peut. 

Pour l'instant la matière a largement triomphé, mais les mots sont en train de reprendre peu à peu le terrain. Aujourd'hui, je suis habitée par une préoccupation majeure quant-au devenir des enfants. Je souhaite consacrer mon énergie à contrer, avec mes modestes moyens d'artiste, la terrible violence archaïque qui sévit dans notre monde.